T comme timbre

Qu’est-ce qui différencie la caisse claire des autres fûts utilisés par le batteur ?

Aujourd’hui T comme… TIMBRE

C’est effectivement le timbre (snare ou snare wire) qui permet à la caisse claire de se démarquer au sein du kit.

En retournant la caisse claire (snare drum), on découvre un élément constitué de fils torsadés et soudés à chaque extrémité sur une plaque métallique. Le timbre est installé contre la face extérieure de la peau de résonance (ou peau de timbre). Il est relié d’une part au déclencheur et d’autre part à la contre-partie (pontet fixe) au moyen de cordons ou de rubans. 

Ces derniers passent dans deux fentes (les passants) pratiquées dans le cercle inférieur de la caisse claire tandis que le lit de timbre (snare bed), petite encoche pratiquée dans le chanfrein, permet au timbre de reposer parfaitement contre la peau de résonance.

En actionnant le timbre avec le déclencheur, le batteur fait vibrer les brins contre cette dernière à chaque frappe. Il obtient alors cet effet caractéristique mêlant la résonance du fût et la vibration du timbre. On passe ainsi en une fraction de seconde de la sonorité mate et profonde du tambour à la sonorité brillante et claquante d’une caisse claire.

Le timbre – Photo : FR[ed]C

Mais, selon le timbre utilisé, le caractère de la caisse claire peut radicalement changer.

En effet, cet accessoire est défini par sa taille et par les matériaux utilisés pour sa fabrication.

Pour préciser sa taille, on parle du nombre de brins qui varie de 8 à 42. Mais la plupart des caisses claires sont équipées de timbres à 20 ou 24 brins lors de leur commercialisation.

Quant aux matériaux composant les brins, il s’agit de l’acier (inoxydable ou chromé) ou d’alliages (bronze, laiton …). Le carbone peut également entrer dans leur composition. On est loin des boyaux d’origine animale utilisés initialement !

La tension du timbre est un troisième paramètre à prendre en compte pour définir la sonorité de la caisse claire. Ainsi, selon le style musical, le timbre peut être plus ou moins tendu, c’est-à-dire plus ou moins serré contre la peau ce qui influence la qualité de la vibration des brins. Trop tendu, le son sera sec. Pas assez tendu, le rendu sonore sera franchement désagréable.

Ce réglage s’effectue grossièrement lors de l’installation grâce aux cordons de fixation puis plus finement au moyen de la molette présente sur le déclencheur.

Quant aux vibrations parasites et intempestives du timbre déclenchées par une frappe sur un tom ou par quelques notes du bassiste, il y a de quoi rendre n’importe quel musicien et ingénieur du son complètement timbré, n’est-ce pas ?

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FR[ed]C

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