S comme… SOURDINE

On a tous observé des batteurs jouant avec un morceau de tissu disposé sur les toms, avec un mouchoir en papier scotché sur la peau de frappe de la caisse claire ou avec une grosse caisse remplie de couvertures.

Mais quel est l’effet recherché par ses curieuses pratiques ?

Utiliser une sourdine peut avoir des objectifs assez différents. Ainsi, le batteur peut chercher à atténuer la résonance d’un fût ou à ajuster sa sonorité sans en limiter le volume sonore.

Dans la majorité des cas, il s’agit d’étouffer plus ou moins la vibration naturelle du fût. Mais on peut également chercher à limiter ou à supprimer les harmoniques indésirables. Et les contextes peuvent varier : sonorité des fûts inadaptée au projet musical, problème acoustique dans le lieu de concert ou de répétition, sustain trop important ou harmoniques trop présentes lors de l’enregistrement, etc.

Alors, on peut envisager la mise en œuvre de différents types de mufflers.

Les fûts peuvent être équipés de sourdines mécaniques réglables. Ces petits dispositifs sont composés d’un ensemble de pièces métalliques supportant un tampon rond en feutre. Les sourdines externes (accrochées sur le cercle) ou internes (fixées directement sur le fût) sont munies d’une molette permettant de régler la pression exercée par le tampon en feutre sur ou sous la peau de frappe. 

Les sourdines internes étaient assez répandues sur les batteries vintages. Elles sont désormais beaucoup plus rares ou disponibles en option.

Photo : FR[ed]C – Rim Shot & Ghost Note

À l’heure actuelle, les accessoires les plus répandus et les plus simples à mettre en œuvre (en particulier pour les novices) pour « mater » le son d’un fût sont les petits pads en gélatine (moongel) ou les cercles plus ou moins épais en matière plastique (muffle ring, ring control ou bande à Gadd). Les premiers adhèrent à la peau, ils peuvent être déplacés et repositionnés afin de trouver le positionnement idéal. Quant aux cercles, ils sont posés directement et librement sur la peau de frappe.

Vous rencontrerez également des anneaux atténuateurs en mousse destinés à être placés sous la peau (caisse claire et toms) ou fixés extérieurement sur la peau (ou les peaux) de la grosse caisse. 

De nombreux fabricants proposent également des coussins ou des blocs de mousse adaptés à la dimension du fût de la grosse caisse. S’il entre en contact avec les deux peaux, cet accessoire permet d’atténuer les harmoniques et d’affiner la précision du son. Si le batteur choisit de le disposer uniquement contre la peau de frappe, le sustain sera réduit tandis que l’attaque de la frappe sera renforcée (on obtiendra le résultat inverse en le plaçant uniquement contre la peau de résonance.).

Mais, avant de multiplier ces dispositifs, tous les batteurs aguerris vous conseilleront d’équiper vos fûts de peaux adaptées à votre style de jeu et, surtout, de prendre le temps de peaufiner l’accordage de votre instrument.

À noter que l’on utilise également le terme de sourdine lorsque le batteur cherche à limiter le volume sonore de son instrument. Cela peut s’avérer nécessaire :

  • pour s’adapter à un petit local de répétition ou à une petite salle de spectacle,
  • pour ménager votre entourage (famille et voisins),
  • pour soulager vos oreilles et celles des autres membres du groupe.

Alors, si vous voulez la mettre en sourdine, vous pourrez vous orienter vers différents accessoires tels que :

  • des disques épais en caoutchouc posés sur les fûts et les cymbales,
  • des peaux maillées,
  • des anneaux en tissus extensible adaptés aux différents diamètres de cymbales,
  • des cymbales « low volume »,
  • des battes de grosses caisses recouvertes de mousse ou d’une bonnette en tissu,
  • etc.

Retrouvez La Batterie … Mot à Mot ! sur Rim Shot & Ghost Note.

FR[ed]C

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