R comme Rim Click.

Les batteurs ont en commun une habitude qui peut rendre fou leur entourage : ils tapent sur tout, tout le temps et en utilisant n’importe quel accessoire !

Et, même lorsqu’ils sont installés sur leur batterie, ils ne peuvent pas s’empêcher de détourner leurs fûts et leurs baguettes afin d’agrémenter leur jeu de nouvelles sonorités.

L’usage conventionnel d’une batterie veut que l’on frappe précisément le centre de la peau des fûts avec l’olive de la baguette. On obtient alors une sonorité bien définie et à laquelle tout le monde s’attend.

Mais pourquoi ne pas utiliser d’autres parties de la batterie, comme l’accastillage, afin de surprendre les spectateurs ?

Commençons par faire complètement abstraction de la peau des fûts pour frapper uniquement leur cercle. Le rim click (ou rim stroke) créé alors un cliquetis clair et précis qu’il est également possible de produire en frappant le corps du tom basse par exemple.

Cette technique est simple à intégrer dans son jeu et elle ouvre la porte à bien d’autres détournements. 

Ainsi, en tenant la baguette à plat, il est possible de frapper simultanément le cercle métallique de la caisse claire (ou d’un autre fût) et la peau. Le rimshot permet alors de créer une frappe plus incisive et un son plus aigu tout en produisant davantage d’harmoniques. Il s’agit d’un coup puissant et accentué qu’il est possible de nuancer en frappant plus ou moins près du cercle. Lorsqu’on se rapproche du centre de la peau, la frappe est moins puissante, mais le son obtenu est plus profond : il s’agit du gock ou gawk. Essayez maintenant de rapprocher la frappe du cercle : le coup est plus puissant mais il permet d’obtenir une sonorité plus fine et plus aiguë. Vous venez d’effectuer un ping shot.

Photo : FR[ed]C – Rim Shot & Ghost Note

Découvrons maintenant une autre sonorité en utilisant le cross stick (ou rim tap). Pour cela, il faut tenir sa baguette à l’envers et la poser à plat sur la peau de la caisse claire. L’olive reste en contact avec la peau tandis que le manche de la baguette frappe le cercle. Cette technique produit un son plutôt sec (comme un clic). Et en appliquant plus ou moins sur la peau, la main tenant la baguette, il est possible de faire varier l’apport des harmoniques.

Le rim knock est une variante de cette technique. Cette fois, la baguette est tenue à l’endroit laissant l’extrémité du manche au contact de la peau. La main est la plus légère possible afin de ne pas étouffer la résonance naturelle du fût. La frappe sur le cercle permet alors d’obtenir un son plus perçant ressemblant à celui d’un woodblock ou de claves.

Une dernière technique est utilisée essentiellement par les batteurs de jazz : le stick shot ou stick on stick. Dans ce cas, la première baguette est statique. Elle est maintenue avec un angle plus ou moins prononcé par rapport à la surface du fût et l’olive est posée au centre de la peau. La deuxième baguette vient alors frapper la première.  

Les batteurs ne savent pas se contenter des techniques traditionnelles ! Et c’est ce qui fait de la batterie un instrument créatif, vivant et en perpétuelle évolution.

Utilisez-vous ces techniques de frappe ? Avez-vous vos propres techniques pour agrémenter votre jeu de nouvelles sonorités ?

FR[ed]C

Retrouvez La Batterie … Mot à Mot ! sur Rim Shot & Ghost Note.

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