O comme Octoban

En comparaison des autres musiciens, les batteurs ont une grande chance : ils ne se contentent pas de jouer d’un seul instrument. Ils opèrent sur un ensemble de percussions qui peut évoluer au gré de leurs envies ou de leurs projets, qui peut être minimaliste, ou au contraire, très complexe avec une multitude d’éléments.

Et, depuis le début du XXe siècle, ils ont bénéficié de nombreuses inventions qui ne cessent d’enrichir la batterie moderne.

Aujourd’hui O comme… OCTOBAN

L’octoban est un tom suspendu vraiment atypique. En effet, on peut facilement le repérer au sein du kit, car il présente un petit diamètre unique (6″) et il est dépourvu de peau de résonance. Sa sonorité et sa tonalité dépendent alors uniquement de la longueur du tube et de la tension de la peau de frappe. 

Mais, avant de devenir un terme générique pour ce type de fût, l’octoban est une création de la marque japonaise TAMA. À la fin des années 1970, cette dernière a effectivement conçu une série de huit toms accordés sur la base d’une octave (c’est-à-dire l’intervalle qui sépare deux notes de même nom – par exemple, de do à do – et qui comprend huit degrés dans l’échelle diatonique). On comprend alors facilement l’origine du nom choisi par TAMA pour son invention.

Pour fabriquer ses « tube toms » qui présentent une épaisseur de 5 mm, la firme japonaise utilise la fibre de verre qui reçoit une finition laquée noire après avoir subi un processus spécial de moulage. 

File source: http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Daniel_L%C3%B6ble.jpg

Photo « Daniel Löble, Helloween’s drummer » 

par BigSus [CC BY-SA 3.0 / http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/], 

via Wikimedia Commons

De nombreux batteurs venant de tous les horizons musicaux utilisent les octobans, Billy Cobham, fidèle endorsé de TAMA, a été l’un des premiers à intégrer cette nouveauté au sein de son kit. Stewart Copeland est également adepte des octobans, tout comme Simon Philips, Mike Portnoy, Bill Bruford, Mike Mangini…

Mais l’octoban est-il une complète invention ?

Il semble être la version moderne du boobam (bambou en verlan) introduit dans les ensembles de percussions et les orchestres de jazz dans le courant des années 1950. Inspiré par un tambour ethnique utilisé dans les îles du Pacifique, ce membranophone est composé d’un tube tiré d’une tige de bambou de gros diamètre sur lequel est tendue une peau d’origine animale.

À l’heure actuelle, les octobans sont toujours fabriqués en fibre de verre (TAMA, DDRUM Deccabon …). Mais on trouve également des « rocket toms » en aluminium et en acrylique chez PEARL, des « rata drums » en érable nord-américain chez DW, etc.

Alors, voici une option supplémentaire si vous souhaitez élargir la palette sonore de votre batterie !

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